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Christophe Hüe
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Papier
PAPIER, s. m. du grec ( papuros ) papyrus , petit arbrisseau d'Egypte , dont écorce intérieure servoit autrefois à faire le papier.

( Diplomatique ) Matière subjective de l'écriture.

Quoique l'on entende par ce mot tout ce qui sert à recevoir par écrit les pensées des hommes, cependant on l'applique plus particulièrement au papyrus , on papier d'égypte , anx pellicules, à l'écorce, au liber des arbres, au parchemin, au papier de coton, au papier de chiffons, etc.

Le papyrus , le plus ancien de tous les papiers, était fait avec une espèce de jonc nommé papyrus, qui croissait sur les bords du Nil. On ne sait pas quand il a été découvert , mais voici comme on le fabriquoit :

Après avoir retranché les racines et le sommet du papyrus , il restoit une tige que l'on coupoit exactement en deux : on séparoit légèrement les enveloppes dont elle étoit vêtue, et qui ne passoient pas le nombre de vingt.

Plus ces tuniques approchoient du centre et plus elles avoient de finesse et de blancheur. On étendoit une enveloppe coupée régulièrement sur cette première feuille ainsi préparée, on en posoit une autre à contre-fibre, et on les couvroit d'eau trouble du Nil, qui, en Egypte , tenoit lieu de la colle qu'on employoit ailleurs. En continuant ainsi d'ouvrir plusieurs feuilles ensemble , on en formoit une pièce qu'on mettoit à la presse, qu'on faisoit sécher, qu'on frappoit avec le marteau , et que l'on polissoit par le moyen de l'ivoire ou de la coquille : lorsqu'on vouloit le transmettre à la postérité , on le frottoit d'huile de cèdre , qui lui communiquoit l'incorruptibilité de ce bois.

La longueur du papier d'Egypte n'avoit, rien de fïxe, mais elle n'escédoit jamais 2 pieds ( 65 ceniimètres. )

Ce qu'on regardoit le plus dans le papier, c'étoit la finesse, le corps, la blancheur et le poli.

On trouve, en France et en Italie, des diplômes en papier d'Egypte, de toutes les qualités.

On croit que le papyrus a cesse d'être en usage dans le XIe ou XIIe. siècle.

Le papier de coton a été découvert , suivant Montfaucon , vers la fin du 9e. siecle , ou au commencement du 10e. On pourroit croir qu'il a remplacé le papyrus.

Il est infiniment meilleur plus propre à écrire et peut se conserver plus longtemps. On l'appelle charla

bombycina, ou papier de bombycien.

Le papier de coton prit naissance chez les 0rientaux, et s'y multiplia beaucoup, sur-tout depuis le commencement du 12e siécle, mais

l'usage n'en devint général que depuis le commencement du 13e siècle.

Le papier d`écorce est triès ancien; mais on n'en conuoit pas l'origine. Les bois les plus propres à fournir les pellicules dont on fabriqoit ce papier, étoient l'érable, le plane,

le hêtre , 1'orme , et sur-tout le tilleul. Passé le 11e siècle, on

ne voit plus d'actes sur papier d'écorce.

Le papier de la Chine, est très beau , plus doux, plus uni que celui d'Europe., et d'une grandeur à laquelle toute l'industrie européenne n'a encore pu atteindre.

Chaque province de la Chine a son papier ; celui de Se - Chewen est fait de chanvre ; celui de Fokien est fait de jeune bambou ; celui dont on se sert dans les provinces septentrionales, est fait d'écorce de mûrier ; celui de la province de Che-Kiang est de paille de bled ou de riz ; celui de la province de KianNam est d'une peau qu'on trouve dans les coques de vers-à-soie; enfin celui de la province de HuQuang est fait de la peau intérieure de l'écorce de l'arbre nommé cha, ou ko-chu, ou chu-chu.

On fabrique aussi du papier de soie à la Chine ; mais le plus beau papier de soie qui se fabrique dans toute l'Asie, est celui qui se fait à Samarcande, principale ville de la Grande-Tartarie.

Le papier du Japon se fait avec l'écorce du morus Papyriféra saliva, ou véritable arbre à papier, que les Japonais appellent kaadsi. La préparation de cette écorce est très-longue pour la réduire en pâte propre à faire le papier.

Papier de linge. V. Chiffon.

On fait du papier avec différentes matières mais , jusqu'à présent , ce papier est plutot un objet de curiosité que d'utilité. On a fait, en Angleterre, du papier avec des orties, des navets, des panais, des feuilles de choux, du lin en herbe,et plusieurs autres végétaux fibreux; on en a fait avec de la laine blanche, qui n'étoit pas propre à écrire, mais qui pouvoir servir dans le commerce. Le marquis de Salisbury, en Angleterre; et, en France, feu Anisson Dnperron , ont fabriqué du papier de paille : on en a fait avec de la guimauve, avec des orties, des roseeaux, du chiendent, de ia mousse, du fusain , du outan, etc.

On peut rendre une infinité de matières propres à faire da papier ; mais la difficulté est d'en faire qui conte moins que le papier fait avec des chiffons.

( Chimie) Papiers réactifs; les chimistes appellent ainsi des papiers colorés en bleu par la teinture de tournesol, ou en jaune , par le curcuma. Ces papiers servent à faire reconnoitre si les liqueurs sont acides ou alcalines. Les acides teignent le papier en bleu; les alcalines verdissent et jaunissent le papier.

(Minéral.) Papier fossile; on appelle ainsi le tissu de l'asbeste, lorsqu'il est très-mince, et comme papiracé.

( Commerce) On appelle papiers de commerce, ou simplement papiers , les lettres de change, les billets de change, les billets au porteur, reconnoissances, mandats et autres effets de cette nature qui représentent l'argent comptant.

( Économ. polit.) Papier-monnoie; c'est le papier qui a cours de monnoie; tels sont les assignats; tels sont, en Angleterre et ailleurs les billets de banque, etc.

( Polit. ) Papiers-nouvelles; on appelle ainsi quelquefois les gazettes. Cette dénomination nous vient de l'anglois news-papers.

( Marine ) Papiers de bord; ce sont tous ceux dont le capitaine d'un navire armé en course doit etre muni sur son navire même , à commencer depuis le titre de propriété, le serment , etc. jusqu'à ses lettres de marques et son rôle d'équipage. Ils lui sont nécessaires d'abord pour n'être pas traité comme pirate par l'ennemi, s'il tombe entre ses mains, et ensuite s'il faisoit quelque prise, et qu'il fût obligé de la conduire en pays étrangers neutres, ou alliés

Source : Lunier. Dictionnaire des sciences et des arts. Paris, 1805